30 ANS ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE ET DÉMARCHE

30 ANS ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE ET DÉMARCHE

30 ANS ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE ET DÉMARCHE

 

1.Plus de 30 ans d’accompagnement scolaire

1.1. Balises du parcours

La mise en place de structures associatives permettant de confronter les jeunes et les adultes à d’autres en dehors du milieu scolaire pour partager leur savoir, savoir-faire, savoir-être.

  • Création de l’ASBL 74, en 1979 pour des élèves de l’institut Saint Benoît, d’Habay.
  • Co-organisation de l’ATELIER RURAL DE FORMATION entre 1980 et 1985, en partenariat avec les CPAS d’Etalle, Saint-Léger, Habay, Izel
  • Création en 1982 d’une association sans but lucratif LOSANGE qui a développé une maison de jeunes,  un centre de formation au métier d’étudiant et L’entrepôt.
  • Création de REPERES ASBL, recentrage sur les familles et les adolescents. Pour éviter la dispersion dans de multiples casquettes.

 

2.2. Pourquoi ?

J’étais enfant unique. Ma mère a toujours rêvé d’une famille nombreuse. Mais je suis resté l’unique enfant d’Yvette et Albert. Ma mère m’a inscrit au Patro et j’ai pris goût à la vie avec des jeunes dans cette structure associative. Cela m’a construit.

2.3. Itinéraire d’un ado médiocre

J’étais personnellement médiocre à l’école. J’y allais pour rencontrer les copains. Je travaillais peu ou pas. Toujours courant après le temps pour rentrer les devoirs et travaux à temps.

 

Le sommet de la médiocrité, je l’atteignais dans les mathématiques. En première secondaire, en latin-grec, le professeur de math m’avait confié que j’étais un littéraire et que je n’aimais pas les maths. Si je n’aimais pas les maths alors je ne les travaillerais pas.

 

J’ai doublé trois années de suite pour cause de math, de sciences … J’ai changé d’école pour rejoindre une nouvelle section qui s’était ouverte dans certaines athénées. Parce qu’il y aurait moins de math. Dans la réalité, c’était le même programme de math qu’en latin-grec.

Heureusement, la titulaire du cours de math de quatrième secondaire m’a mis un examen de passage et contamination des sciences oblige en physique, chimie. En cinquième la titulaire de math attendait un bébé, examen de passage traditionnel. Puis elle a pris avec un examen de passage.  Puis elle a pris son congé de maternité auquel elle a ajouté un congé d’allaitement. Nous allions avoir un remplaçant. J’avais neuf mois pour accoucher du cours de mathématiques.

 

La première chose que le remplaçant a énoncé à la classe m’a plu d’emblée : Les mathématiques, c’est un langage. Il faut bien comprendre la grammaire mathématique et son vocabulaire pour pouvoir réussir les exercices.

 

Si les mathématiques étaient un langage. Je devais les réussir. Si le professeur de math de 1ère m’avait parlé en ces termes, j’aurais réussi.

Mais il m’a attribué l’étiquette de littéraire, je l’ai acceptée comme si un scanner du cerveau avait pu localiser dans le cerveau les caractéristiques d’un littéraire. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Il fallait travailler.

J’ai terminé la rhéto avec 73%. Moralité : ne pas croire ce que les profs disent. Rien n’est inéluctable, si je travaille.

 

2.4. La remédiation scolaire

 

Accompagner des adolescents et leurs familles pour leur permettre un autre regard et d’autres méthodes, c’est la motivation première de ma vocation dans le travail de coaching.

 

La remédiation scolaire, je n’y ai jamais cru. La concurrence est  rude sur le marché des échecs scolaires.  Et coûte très cher quand on sait que la remédiation est portée par le court terme, par l’urgence d’intervenir.

 

Cela permet de sauter l’obstacle, mais l’élève garde le même regard sur son travail, il ne s’est en général pas remis en question dans son fonctionnement, dans son organisation … en attendant la prochaine remédiation.

 

2.5. Quelles sont les difficultés récurrentes à gérer ?

 

  • La compréhension des cours ne concerne que 10% des difficultés scolaires.
  • Les problèmes proviennent prioritairement :
    • de la compréhension des consignes.
    • Des erreurs de transcription de la consigne.
    • D’un manque de temps pour le travail scolaire.
    • De cours incomplets ou désorganisés.
    • D’apprentissages par cœur.
    • D’absence de synthèses.
    • L’absence de travail régulier à la maison.
  • La motivation est aussi un élément essentiel déterminant l’implication de l’élève.
  • La fragilité de la confiance en lui (en elle) corrobore cette motivation.

 

Le travail que nous menons à l’ASBL REPERES relève plutôt de l’AIDE AUX CHOIX DE VIE et s’appuie sur les 5 secrets de la réussite.

 

  • Toujours nommer, identifier ce que je veux ou dois faire. Ce qui n’est pas nommé n’existe pas.
  • Toujours avoir un but, un objectif, un projet pour baliser sa route.
  • Formuler des hypothèses pour répondre à la question : comment atteindre ce but ?
  • Oser demander : c’est l’appel à mon réseau de copains, copines, cousins, cousines, voisins, Quand, j’ai perdu confiance en moi, je n’ose plus demander, même aux copains. C’est la débrouille. Il faut retrouver le chemin de ses réseaux.
  • Bien me connaître : mes talents, mes fragilités, mon réseau, mes habitudes à la maison, …

 

A cela il faut ajouter :

 

  • l’importance des loisirs et des détentes.
    • Les activités sportives qui ouvrent les horizons de l’activité physique.
    • Les participations à des ateliers culturels qui développent les aptitudes artistiques et socio-culturelles.
    • Les mouvements de jeunesse qui ouvrent à la vie associative.

 

  • L’écoute des difficultés de l’élève à la maison.
    • Par exemple au moment des repas, ou pendant les soirées …
    • Parler également des difficultés vécues par la famille, les parents.

 

 

  1. La démarche REPERES
  2. 1. L’APPLICATION DE LA MÉTHODE REPERES

 

Nous ne donnons pas de cours, mais nous proposons des séances de travail individuel ou collectif. Ces séances favorisent l’autonomie de l’étudiant par l’apprentissage de méthodes de travail adaptées à la personnalité de l’étudiant(e) en vue d’améliorer son efficacité personnelle.

 

  • 90% des difficultés vécues par les élèves dans leur apprentissage scolaire ne sont pas dues à la compréhension de la matière mais à
  1. une difficulté de compréhension des consignes.
  2. Une mauvaise organisation du travail.
  3. Une difficulté à gérer les temps de vie (travail, loisir, vie de famille).
  4. Une motivation et une concentration défaillantes.

 

  • Travailler avec l’élève sur ses cours et notes de cours, utiliser  les données du journal de classe.

 

  • Respecter les trois étapes du cheminement pédagogique avec chaque participant(e) ci-dessous.

 

2.2.   CHEMINEMENT PÉDAGOGIQUE DES PARTICIPANT(E)S :

2.2.1. L’ÉTAT DES LIEUX DES CONNAISSANCES ET DE LA MÉTHODE

  • Accompagner chacun(e) dans la gestion de son travail : identifier la question problème sur laquelle l’étudiant va travailler.
  • Demander aux jeunes de commencer le travail à réaliser.
  • Accompagner l’élève dans la résolution de sa question problème en le renvoyant d’abord à son cours, à ses exercices, à son livre.

2.2.2. LA MISE À NIVEAU SUR BASE DES ÉTATS DES LIEUX

  • Les accompagner dans la gestion de leur mise à niveau des questions-problèmes identifiées.
  • Encourager le raisonnement :
    • est-ce que je comprends l’énoncé ?
    • Qu’est-ce qu’on me demande de faire?
    • A quelle partie de la matière cela se rapporte-t-il?
    • Comment réaliser la consigne ?
    • Ai-je vérifié par une relecture si j’ai réalisé la consigne ?
  • Favoriser les échanges de travail entre copains/copines.

 

2.2.3. L’ÉVALUATION

  • Vérifier la résolution des questions-problèmes pour chaque étudiant(e) en l’aidant à réfléchir sur le pourquoi ça a marché ou non.
  • Créer des exercices de vérification des acquis avec l’élève ou le groupe.
  • Autoévaluer les acquis et les méthodes : faire prendre conscience à chacun(e) des causes des difficultés rencontrées.
  • Mettre en place pour chacun(e) un plan de remédiation adapté à ses difficultés;
  • Proposer un défi pour la semaine à chaque élève, soit sur base de vos suggestions soit sur base du choix personnel de l’adolescent(e).
  • Vérifier si le défi a été réalisé et analyser avec l’étudiant pourquoi ça a marché ou pourquoi ça n’a pas marché.

2.3.   RENFORCER STRATÉGIES ET MÉTHODES DE TRAVAIL

EN PARTICULIER LES HABITUDES SUIVANTES 

  • Relire les cours de la journée, le soir à la maison, marquer un point d’interrogation dans la marge des cours pour localiser les parties de matière non comprises («Je ne sais pas l’expliquer avec mes mots, mon cours sous les yeux»).
  • Créer une table des matières pour chaque cours : la construire au moment de la relecture.
  • Marquer une pause de 15 minutes après 45 minutes de travail. L’objectif est de respirer à fond, d’accélérer la circulation du sang pour favoriser la concentration qui chute après 45 minutes.
  • Retravailler pendant 45 minutes : réaliser les devoirs et préparations reçus le jour même, ainsi l’étudiant n’aura jamais de retard.
  • Encourager la réalisation de schémas, de fiches-formules pour synthétiser les chapitres terminés.
  • La fiche résolution pour éviter les automatismes de résolution et retrouver le raisonnement.

2.4.   L’UTILISATION ET L’EXPLOITATION DU CARNET DE BORD

 

  • Le carnet de bord (Etudiant(e), mon premier métier, tome 1 ou 2) est la mémoire du travail réalisé : remplir les différentes rubriques non pas comme on remplit un questionnaire, mais comme l’occasion d’un questionnement sur soi-même par un échange avec chacun(e).
  • Le carnet de bord est aussi l’occasion d’échanges entre les membres du groupe, si c’est un stage ou avec les copains-copines de classe.

2.5.   LES CONTACTS AVEC LES FAMILLES

  • Les contacts directs avec la famille sont organisés au début de la démarche, à mi-parcours, à la fin du travail.
  • Un compte-rendu détaillé est envoyé aux familles et à l’adolescent(e) en fin de programme.
  • Une convention avec la famille est signée à l’inscription pour préciser les obligations et des pistes pour accompagner l’ado en cours d’accompagnement par REPERES.

 

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