COMMENT SOUTENIR LES ADOLESCENTS DANS LEUR TRAVAIL SCOLAIRE ?

Démotivation, chute des notes, conflits relationnels … face à ces difficultés rencontrées par de plus en plus de jeunes, les parents sont souvent démunis. Les ados qui s’y mettent facilement sont rares. Sa bande de potes, ses amours
naissantes, ses rencontres positives ou négatives … Ajoutons à cela l’opposition aux parents qui s’exprime volontiers par le manque de travail scolaire, particulièrement dans les familles où sont intégrés les principes de la réussite scolaire, stipule Maria Poblete dans le livre Comment mettre mon ado au travail, paru aux éditions de
l’Etudiant.

L’attitude des parents est fondamentale dans la réussite scolaire des enfants et des adolescents. Leur rôle n’est pas de faire faire les devoirs, ni de les corriger, mais de créer un climat propice pour que l’enfant puisse travailler dans le calme, confie Isabelle Perez.

Le travail mené par REPERES ASBL a permis une réflexion concrète sur ce sujet.

Des questions, encore des questions
Ces questions sont ressenties par les adolescents comme une volonté de contrôle de
son travail scolaire. Il risque de se cabrer. Eviter de poser la question : Tu as eu des
résultats  aujourd’hui ?

IDEES

La soft attitude !

  • Commencez par lui raconter votre journée, dans ses joies et dans ses
    difficultés. Le moment du goûter est propice. Puis, vous enchaînez : Et à
    l’école aujourd’hui c’était bien ? Il dira sans doute des anecdotes, des détails,
    laissez-le s’exprimer.
  • Puis, vous rappelez que vous êtes disponible pour l’aider s’il en a besoin.
    Insistez sur le fait que ce qui motive votre intention, c’est votre intérêt pour lui
    ou pour elle et non de contrôler son travail scolaire.
  • Vous l’aimez et vous désirez que tout se passe bien à l’école et en famille
    aussi.

Des liens en dehors de l’école sont absolument nécessaires

  • Les mouvements de jeunesse, les clubs sportifs, la maison des jeunes
    socialisent les ados. Ils rencontrent d’autres jeunes en dehors de l’école.

En famille, créer des liens d’entraide

Mobilisez les à des tâches d’entraides à la maison, donnez-lui des responsabilités. Faites-lui savoir que ces responsabilités sont importantes pour la famille. Évitez de donner des ordres, cela risque de les cabrer.

IDEES

  • Faire les courses ensemble pendant les déplacements demandez-lui conseil pour éclairer vos courses …
  • Les accompagner à la salle des sports, faire du sport avec eux.
  • Aider à passer les cours du permis de conduire …

Une façon de leur parler

L’autorité, c’est important. Elle donne des repères à nos enfants et ados. Mais il ne faut pas la confondre avec le pouvoir que peut supposer la parentalité. L’autorité se fonde sur vos qualités personnelles intrinsèques.

IDEES

  • J’évite de mélanger les faits et les émotions. Les faits sont ce qu’ils sont. Ils provoquent chez moi, parent, des émotions qui m’envahissent au point de créer des scénarios de culpabilité pour camoufler ma déception.
  •  J’évite de ramener à la maison des problèmes liés à mon travail : cela donne aux enfants une image non motivante du travail.
  • J’attends le bon moment, la patience est toujours payante.

La correspondance entre l’école et la famille

Le JDC est le lien avec la famille. Il est demandé à la famille de signer le journal de classe chaque jour ou au moins une fois par semaine. Dans la réalité, Ce n’est pas toujours le cas. Les mots des professeurs les jugent dans leurs comportements, dans leur travail … Ils n’osent pas les montrer.

Il y a aussi les circulaires d’invitation aux réunions à l’école que vos enfants ne relaient pas nécessairement parce qu’ils ne saisissent pas l’enjeu de ces courriers. Le moment du goûter est le bon moment. Pourquoi ne pas commencer, après le goûter, une conversation soft ?

IDEES

  • Ces outils sont ritualisés, ils sont importants dans une scolarité découpée, fractionnée : JDC, carnet de correspondance …
  • Souvent, les contenus de cette correspondance mettent en avant les attitudes et comportements, les insuffisances de résultats…
  • Dépassez ces notes et mettez en évidence ses capacités, ses atouts, ses ressources. Faites-lui savoir que vous savez qu’il vaut beaucoup mieux que les résultats ramenés. Nommez ses qualités, ses originalités. Ne le jugez pas.
  • Même s’il est positif d’avoir envie que son ado réussisse, il faut éviter que le thème de l’échec scolaire ne s’invite à tous les repas.
  • Ces moments doivent rester des temps d’échanges, et les problèmes de l’élève doivent se régler à d’autres moments.
  • C’est souvent compliqué, parce que l’adolescence de nos enfants renvoie à la manière dont nous avons vécu les relations à nos propres parents et cela peut rouvrir des souffrances de notre histoire personnelle..

Pouvoir dire non

C’est important, le NON et le OUI sont des REPERES. Dire NON à des demandes, c’est permettre à l’ado de comprendre que tout n’est pas permis et que vivre sous le toit familial implique que ce sont eux qui décident.
Ce sont surtout les craintes et les angoisses qui motivent nos décisions.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de vos ados sur le type d’activités proposées.Demandez-lui
des garanties qu’ils ne courent pas de danger.

Expliquez-leur pourquoi à terme. Si vous dites OUI, ajoutez une condition à respecter : rentrer à minuit, prévenir
quand ils sont arrivés …

Pour avoir échangé avec les ados, ils savent que ce n’est pas pour l’embêter, mais pour le protéger que vous lui mettez des limites. Il ne faut absolument pas hésiter à poser clairement le cadre nécessaire.

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