Des causes des échecs scolaires

Des causes des échecs scolaires

Des causes des échecs scolaires

 

 

La compréhension des matières n’est pas un problème en soi. Les échecs qui la concernent ne représentent que 10 %  de l’ensemble des échecs scolaires.

Souvent les élèves s’entendent dire : « C’est parce que tu ne travailles pas » ou « Tu ne travailles pas assez. »

La réalité est que dans la plupart des cas, ils travaillent. Même beaucoup.

Intéressons-nous aux causes des échecs scolaires. Je vous les présente par ordre de fréquence vécue par les adolescents.

1. Le temps en question

J’avais oublié ! Je n’ai pas eu le temps ! Le prof n’avait pas dit qu’il ferait contrôle. Je ne l’avais pas noté dans mon journal de classe ! … Voilà ce que j’entends à longueur de temps de la part des élèves ou étudiants que j’accompagne.

Le problème est qu’ils ne disposent pas d’un outil de gestion du temps, non seulement du temps scolaire, mais aussi du temps des loisirs, du temps familial. Ils courent après le temps, c’est le temps qui court et les dépasse.

2. Le découragement et la démotivation

De toute façon je serai encore pété ! ou Même si je prépare ce contrôle, je raterai quand même ! ou Le prof ne m’aime pas ! ou Je ne sais pas à quoi ça sert de savoir ce que l’on apprend en classe. Quand je demande au prof, il me répond que c’est dans le programme ou que je comprendrai plus tard … Telles sont les principales confidences que je reçois à ce propos exprimant leur dépit.

A force d’échecs répétés, l’élève se décourage, d’autant que les avis de ses professeurs et de ses parents est unanime : il ne travaille pas.

3. L’absence de méthodes

Je n’ai pas compris ce qu’il fallait faire ! ou Je n’ai pas la bonne méthode, pourtant j’ai tout essayé ! Ce sont les commentaires fréquents recueillis.

Quand ils disent j’ai tout essayé, ils expriment qu’ils ont bien tenté de réagir, mais qu’ils sont passés à autre chose. C’est ce que l’on appelle la force de l’incompétence apprise

Les adolescents s’accrochent à leurs habitudes, même en cas d’échecs ou de récidives. Ils ont du mal à remettre en question leurs stratégies de travail, leurs habitudes dans la vie quotidienne.

Dans le travail que je mène avec eux, il arrive régulièrement, même après qu’ils aient marqué leur accord de changement qu’ils n’appliquent pas ce qui avait été proposé.

Quand je leur demande pourquoi ? Leur réponse est invariable : J’ai calé ! Suppose que j’applique les méthodes que nous avons testées et que je rate quand même ? J’aurais l’impression que je suis vraiment nul.

C’est véritablement de la survie, en continuant à reproduire leurs habitudes foireuses, ils se protègent de la honte. Ainsi, leur intégrité est sauve. Ils préfèrent ne pas travailler. Ils pourront se justifier en confirmant qu’ils n’ont pas travaillé.

4. Des problèmes, des conflits vécus en famille

La vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille.

Des tensions, des conflits peuvent éclater dans le couple et évoluer vers une rupture. C’est la vie, après tout. Pour certains, ils poseront des questions auxquelles il est pertinent de répondre si je suis un parent concerné.

Pour d’autres, ceux qui n’expriment rien, qui ne laissent rien voir de  leur trouble, de leur incompréhension. Cela pourra se traduire par une baisse de régime dans le travail scolaire. Peut-être se sentent-ils responsables de ce qui arrive aux parents. Alors, ils ont la tête ailleurs. Un parent tombe malade, cela peut tout autant de traduire à un ralentissement des apprentissages.

Des conflits de l’adolescent avec le père ou la mère, portant sur un souhait, une requête des jeunes gens (demande de sortie, souhait de changement d’orientation …), sur une interdiction (plus de club de sport, de club de danse, plus de sortie …) peuvent se traduire par la recherche systématique de l’échec scolaire.

Que retenir de tout ça ?

Il faut maintenir le dialogue avec ses adolescents, prévoir des moments de rencontre avec eux.

Il faut se rappeler que dans les relations souvent je crois avoir compris ce que l’autre me dit mais qu’au fond je n’ai pas compris l’essentiel de sa communication parce que les mots n’ont pas le sens défini au dictionnaire mais le sens que les événements survenus dans mon quotidien, dans ma vie m’ont permis de comprendre.

Dans mon prochain article, je reviendrai sur ce phénomène qui ralentit la compréhension de ce que mes enfants me disent.

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