JE PROCRASTINE, TU PROCRASTINES, IL OU ELLE PROCRASTINE, NOUS PROCRASTINONS …

JE PROCRASTINE, TU PROCRASTINES, IL OU ELLE PROCRASTINE, NOUS PROCRASTINONS …

 

JE PROCRASTINE, TU PROCRASTINES, IL OU ELLE PROCRASTINE, NOUS PROCRASTINONS …

 

 

Connaître le fonctionnement du cerveau, comprendre les atouts de la réussite, appliquer les techniques de mémorisation, c’est bien. Mais si je n’arrive pas à me mettre au travail, cela me fait une belle jambe !

Si vous êtes victime de procrastination ou si votre fille ou votre fils est du genre à travailler à la dernière minute ou à ne jamais commencer …Si il ou elle est perfectionniste, ou si la culpabilité les ronge alors qu’ils s’amusent et devraient terminer le boulot commencé depuis longtemps, cet article est pour vous.

La procrastination agit comme des sables mouvants, quand je suis dedans, je panique et plus je me débats, plus je m’enfonce davantage, jusqu’à l’étouffement.

Je me parle à moi-même

Dès que jeux entreprendre une activité, un travail, je me surprends à me parler à moi-même, pour m’encourager : Vas-y ! Tu vas y arriver.

Parfois, je me démotive : T’es débile … Tu sais que tu dois travailler et tu ne travailles pas.

Régulièrement, je me surprends à me faire la morale : Il faut que je termine mon TFE. Je devrais aussi préparer le prochain contrôle de math, je serai encore en échec.

Pour moi la vie est remplie de devoirs à faire absolument. J’ai le sentiment d’être constamment sous pression, que je n’ai plus de liberté. Cela se termine toujours devant le PC à surfer, à jouer on line pour me libérer de la pression.

Un jour arrive et …

… je constate que je n’avance plus. Je fais du sur place. Je suis bloqué, je m’en veux terriblement, je m’insulte même et j’en veux au monde entier qui n’a rien fait pour me secouer !

Je reprogramme mon subconscient

Des suite d’un accident grave de la route, j’ai été admis à l’hôpital, les soins ont duré deux années. Les articulations des membres inférieurs avaient été broyées, 16 opérations ont été nécessaires pour restaurer les articulations du tibia, des chevilles.

Un ami, au début de cette hospitalisation, m’a apporté un ensemble de revues. En les parcourant, j’ai pu lire un dossier sur les accidentés de la route au cours de l’année 2003. C’était intéressant, plutôt technique. Les illustrations étaient de circonstance : statistiques, photographies …

Je me souviens particulièrement d’une photo qui m’a hantée jour et nuit : un homme appuyé à la barrière de sécurité d’un pont parisien. Le personnage évait vétu d’un bermuda, l’une des jambes était une prothèse articulée.

J’ai parlé à la psychologue que je rencontrais chaque semaine, de l’angoisse que cette photo générait en moi. Quand je fermais les yeux je me voyais marchant avec une telle prothèse. Elle m’a écouté puis m’a affirmé que je pouvais contrôler mes images mentales et que progressivement on subconscient gommerait l’image mentale de la prothèse pour vu que je construise une nouvelle image mentale fondée sur ce que je voulais être capable de faire après l’hôpital.

Je me suis mis en quête d’une nouvelle image mentale. Sans trop y croire. A chaque rencontre avec la psychologue, nous affinions l’image mentale. Je me voyais marchant avec une canne, sur un chemin de sous-bois au bord d’une rivière qui traversait ma commune.

Je m’endormais avec cette projection de moi post-opératoire. Je me réveillais avec cette image. Progressivement, mais en fait assez rapidement, l’image de la prothèse qui m’obsédait a disparu.

Aux étudiants que j’accompagne aujourd’hui, je suggère de créer une image mentale générée par leur projet de vie, s’ils ont déjà de ce qu’ils veulent faire plus tard dans leur vie active. S’ils ne savent pas encore, je propose de créer une image mentale de leur réussite dans l’activité culturelle ou sportive qu’ils pratiquent.

Pour ce qui relève de la procrastination particulièrement, j’utilise la même approche qui consiste à reprogrammer son subconscient.

Dans l’article de la semaine prochaine, je vous expliquerai concrètement la méthode.

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