LES H.P. DYSHARMONIQUES

LES H.P. DYSHARMONIQUES

LES H.P. DYSHARMONIQUES

 

 

« Ce n’est donc pas connaître son QI qui est important, c’est avoir la confirmation que mon adolescent fonctionne différemment, apprendre en quoi ça consiste, apprendre le fonctionnement des individus dans la norme, pour comprendre pourquoi ça ne colle pas toujours et comment ça peut éventuellement coller », insiste Jeanne Siaud-Fachim [i]

Les H.P. ne sont pas des individus « comme les autres ». Ce sont des jeunes dont le fonctionnement cérébral différent. D’apparence normale, les surdoués ne se distinguent en rien de la population qui les entoure : certains sont matheux, d’autres ont les maths en horreur ! Seul leur fonctionnement mental (invisible à l’œil nu) diffère quelque peu.

– Surtout, dans leur mode de pensée et leur comportement psychoaffectif : hypersensibilité, intensité génèrent un décalage permanent. Ceux qui travaillent avec eux, disent qu’ils ont un esprit tordu, qu’ils ne font rien comme les autres.

– Souvent, ils disposent d’un bon potentiel intellectuel. On leur reconnait une certaine intelligence qu’ils ne manifestent pas nécessairement ou seulement dans un certain domaine intellectuel ou créatif. Ils n’en sont pas toujours conscients.

Comment les reconnaître ?

Ces caractéristiques, on peut certes les retrouver chez tout individu. Toutes ces caractéristiques ne se retrouvent pas chez tous les surdoués. Et, pour corser le tout, un même surdoué peut présenter des traits de caractère diamétralement opposés, en fonction des circonstances.

Quand vous  les observez, ce qui frappe, c’est l’intensité de ces caractéristiques. Les HP présentent les mêmes qualités et défauts que monsieur et madame tout-le-monde, mais exacerbés. On dit qu’ils sont comme tout le monde, mais plus, plus tout », « trop tout.

Trop éveillés, trop curieux, mais aussi trop indifférents, voire apathiques, quand le sujet est sans intérêt …
– Trop sensibles, mais aussi trop froids, parce qu’ils veulent se protéger …
– Trop exigeants, trop impatients, mais aussi trop indulgents, trop naïfs …
– Trop anxieux, angoissés, paranos, mais aussi trop cool, trop confiants …
– Trop bons en classe, mais parfois aussi trop mauvais …
– Trop rapides parce qu’ils captent plus vite, mais aussi trop lents parfois, parce qu’il sont perfectionnistes …
– Trop agités, catalogués un peu vite « hyperactifs », parce que très énergiques, mais aussi trop calmes, quand ils fixent leur attention sur un sujet qui les intéresse …
– Trop généreux, mais aussi trop radins …[ii]

Cette intensité s’explique parce qu’ils sont plus surstimulés que les autres.

Lors du prochain article, nous envisagerons des cas concrets pour la famille et l’école.


 

[i] Jeanne Siaud-Fachim, Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ? Odile Jacob

[ii] Jeanne Siaud-Fachim, op ;Cit.

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