Peut mieux faire !

Peut mieux faire !

Peut mieux faire !

C’est une mention qui figure régulièrement dans le bulletin de nos enfants et de nos ados.

C’est aussi le titre du livre de Didier Pleux, dans la collection Guide pour s’aider soi-même paru aux éditions Odile Jacob.

Dans son livre, il insiste sur le fait que le blocage du jeune à l’école n’est pas forcément le symbole ou le symptôme d’une pathologie.  La difficulté scolaire peut être liée au comportement de notre enfant ou ado.

Je voudrais décoder, sur base de mon expérience avec les ados, les 6 DIFFICULTES liées au comportement de nos jeunes.

  1. L’histoire de ses habitudes de travail

Des échecs répétés dans certaines branches ont favorisé l’émergence d’une image personnelle déficitaire au niveau de ses savoir-faire et de ses connaissances. Lentement, il se démotive.

L’organisation de l’école par degré encourage au non travail

Je réussis d’office la première secondaire, j’accumule ainsi des matières non maîtrisées, la seconde permettait, par des examens de passage, de tenter de compenser ces retards. Mais il n’y aura bientôt plus d’examens de passage, les élèves passeront d’office en 2ème S porte ouverte à l’enseignement professionnel. Il n’y a donc pas de choix de l’élève. Tout ça pour qu’il n’y ait plus de doublement

  1. Une absence d’objectifs

L’lève ne sait pas à quoi servent les différents apprentissages et quand il demande aux professeurs, il s’entend répondre : « C’est dans le programme » ou « Tu comprendras plus tard quand tu seras grand ». Il ne comprend pas à quoi peut servir l’école. Son travail sera donc fluctuant au gré de l’image du professeur titulaire du cours : « Je l’aime bien ! », « Je ne l’aime pas ! » ou « Il est exigent ! ». Il travaillera donc épisodiquement pour rencontrer ce qu’il croit que le professeur désire ou pas. 

  1. Une mauvaise gestion de son temps

C’est une des causes majeures dans les échecs à l’école (90% des échecs). Le temps n’existe que par rapport aux horaires de la famille ou de l’école.  Ou de ce qu’il retient de son passé récent. Le temps se conjugue essentiellement au présent. Le futur n’existe pas encore pour l’élève. Il a peu de projets pour le weekend, ou il n’en a pas. Bref, il ignore qu’il a le pouvoir de gérer son temps.

  1. Un tempérament anxieux

Même s’il ne l’exprime pas, l’école, pour lui, est source de stress et parfois d’angoisse. Quand il(elle) dit qu’il s’en fout, au fond de lui-même il(elle) sait qu’il(elle) bluffe et que les attentes des parents vis-à-vis de l’école sont énormes, il(elle) craint de les décevoir.

  1. Une attitude de dévalorisation

Il répète régulièrement des formules comme : « Je suis nul(le) ! », « Je n’y arriverai jamais ! », « Je  rate toujours ! ». L’élève, souvent, ne se regarde pas positivement. Parfois des professeurs, des parents renforcent son attitude de dévalorisation, sans le vouloir vraiment, par leurs commentaires au moment des contrôles ou des bulletins.

  1. Un refus de toute contrainte

Souvent, les décisions sont prises par les adultes, ils doivent subir ce qui est préparé pour eux. L’ado rêve de libertés qu’il comprend mal : « Je fais ce que j’ai envie, je suis libre ! ». Il ignore que la liberté n’est pas faire ce que l’on a envie,  mais qu’il s’agit de faire ce que l’on veut (du verbe vouloir). Alors, il désobéira, tant pis pour les conséquences, ou encore il subira sans mot dire pour éviter les conséquences désagréables des désobéissances. Il n’a pas appris l’autonomie.

Nous ne pouvons pas être le thérapeute de notre enfant, insiste Didier Pleux, mais cet aspect comportemental et donc éducatif, nous concerne.

N’hésitez pas à réagir en témoignant sur des situations concrètes vécues en famille et concernant les comportements de nos enfants, de nos adolescents.

 

 

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