POURQUOI SOMMES-NOUS MEILLEURS AUX JEUX QUE DANS LA VIE ? (2)

POURQUOI SOMMES-NOUS MEILLEURS AUX JEUX QUE DANS LA VIE ? (2)

POURQUOI SOMMES-NOUS MEILLEURS AUX JEUX QUE DANS LA VIE ? (2)

 

 

La semaine dernière j’évoquais les recherches de Jane Mc Gonigal, conceptrice de jeux et qu’elle a traité dans son mémoire de doctorat à l’Université de Berkley en Californie.

Pourquoi et comment les jeux en ligne nous permettent-ils d’être meilleurs et plus performants ? Jane Mc Gonigal arrive à ces quatre pistes qu’elle nous livre en conclusion.

  1. La volonté extrême d’agir immédiatement pour surmonter un obstacle avec la certitude raisonnable de réussir. C’est ce qu’elle appelle L’optimisme urgent  qui agit comme une auto persuasion extrême. Les joueurs croient toujours qu’une victoire héroïque est possible et que ça vaut le coup d’essayer maintenant.
  2. Les joueurs ne restent pas assis à ne rien faire, ils tissent un tissu social dense au départ de leurs réseaux personnels.
    De nombreuses recherches intéressantes montrent que nous aimons plus les gens après avoir joué avec eux, même s’ils nous ont sévèrement battus,  précise Jane. Pourquoi ? Parce qu’il faut une grande confiance pour jouer avec quelqu’un.
  3. Nous allons passer du temps ensemble et, ainsi, nous apprivoiserons notre confiance en nous et celle que nous porterons aux autres. Nous jouerons selon les mêmes règles et les mêmes objectifs.
  4. Nous irons jusqu’au bout de la partie sans nous décourager en raison du soutien que nous recevons des autres joueurs. Jouer ensemble crée des liens, de la confiance et de la collaboration. Une meilleure productivité en jaillit.

Vous savez qu’il existe une raison pour laquelle le joueur moyen de World of Warkraft  y passe 22 heures par semaine, un travail à mi-temps en quelque sorte. C’est parce que nous savons, quand nous jouons, que nous sommes en fait plus heureux en travaillant dur, qu’en nous reposant ou en traînant dehors. Nous savons que l’être humain est à son optimum quand il produit un travail difficile mais utile. Les joueurs sont prêts à travailler dur, tout le temps, si on leur confie la bonne mission.  OK, voici les quatre superpouvoirs unis vers un même but. Les joueurs sont des individus pleins d’espoir et surpuissants. Ce sont des gens qui croient qu’ils peuvent individuellement changer le monde. Le seul problème est qu’ils croient qu’ils sont capables de changer les mondes virtuels et non le monde réel. Voici le problème que j’essaie de résoudre.

Edward Castronova est économiste. Il s’intéresse aux raisons qui poussent les gens à investir autant de temps, d’énergie et d’argent dans les jeux en ligne. Il dit : Nous sommes témoins d’un événement qui est un exode en masse vers les mondes virtuels et les environnements de jeux en ligne.  Les joueurs peuvent accomplir plus dans les jeux que dans le monde réel. Ils ont en outre un meilleur retour et se sentent plus récompensés dans les jeux que dans le monde réel. C’est donc logique que la motivation soit décuplée.

Logique, mais ce n’est en aucun cas une situation optimale.

Les recherches de Mc Gonigal continuent et se concrétisent dans la création de jeux dont les scénarios se rapprochent de plus en plus de la vie concrète et permettent aux joueurs de s’impliquer dans des recherches de  solutions pour parer aux difficultés rencontrées dans les pays en voie de développement, dans la gestion de l’environnement, de la violence …

Réfléchissons ensemble à l’opportunité d’appliquer à l’école et en famille dans la vie réelle et non virtuelle ces mêmes capacités de performances : nos ados motivés surmontant des difficultés rencontrées et avec, au cœur, la confiance d’y arriver avec la solidarité des autres élèves.

Je crois que c’est possible sans coût supplémentaire pour les familles ni pour les écoles. Simplement en élargissant son regard.

Ce sera le sujet de mon prochain article, la semaine prochaine. Merci pour votre fidélité au site de Repères.

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