PROBLÈME D’AUDITION CENTRALE

PROBLÈME D’AUDITION CENTRALE

PROBLÈME D’AUDITION CENTRALE

 

 

C’est la première information qu’il m’a donnée quand nous avons commencé à travailler ensemble. Mais ne savait trop expliquer ce sont il s’agissait.

Ce jeune homme va sur ses dix-sept ans. Il est discret et peu loquace. Il est d’une sensibilité à fleur de peau, toute forme d’injustice l’affecte au plus haut point.

Physiquement, il est robuste, athlétique, il pratique la natation de manière soutenue et participe à des compétitions, il donne des cours de natation à des enfants. En plus, il est pompier volontaire. Il a l’intention d’être pompier professionnel. Ce jeune-homme  aime partager ses compétences et ses savoir-faire. Il est fidèle à sa famille et à ses amis. Il a l’intention de devenir pompier professionnel.

  1. Son acuité auditive est normale.

Face à un professeur qui a un débit verbal rapide, il peut avoir de la difficulté à comprendre. Il lui faut donc :

  • poser des questions aux professeurs après avoir relu les cours à l’aise à la maison et de placer un point d’interrogation au crayon dans la marge afin de demander aux professeurs un explication complémentaire.
  • Prendre des notes complémentaires personnelles en classe (avec ses mots) pour répondre à ton besoin de structure.
  • La relecture quotidienne à haute voix est utile pour renforcer sa compréhension.
  • Tenir un cahier de vocabulaire pour l’allemand et l’anglais en suivant la méthode inspirée d’Alfred Tomatis, acousticien français, qui affirme que parler c’est faire de la musique. Une difficulté vécue par R* est que les fréquences de la langue anglaise étant plus élevées que les fréquences de la langue française, certains apprenants n’entendent pas toutes les fréquences de l’anglais..

L’application de ces techniques lui a permis de récolter les premiers fruits de son travail. Tenir un cahier de vocabulaire pour gérer le vocabulaire spécifique des cours, s’est révélé profitable également.

  1. Son attitude en classe a forcément dû s’adapter

Par exemple :

  • le fait d’OSER DEMANDER aux professeurs de reformuler ce qu’ils ont expliqué. Il pouvait aussi lever la main et reformuler lui-même afin de vérifier sa compréhension.
  • Pour aborder des consignes multiples, lui monter comment décortiquer chaque consigne en l’isolant afin de clarifier sa réponse, phase après phase. Par exemple, pour les mathématiques et les sciences, étudier toujours par oralisation : étudier la théorie à haute voix, puis, traiter un exercice résolu et corrigé qui se trouve dans son cours.
  • Au départ de l’exercice résolu et corrigé, IDENTIFIER en français la première étape de résolution, puis sur la ligne suivante EN ROUGE, noter ce que cette étape donne en langage mathématique. Passer ensuite à la deuxième étape. IDENTIFIER la deuxième étape en français et sur la ligne suivante, en ROUGE, NOTER ce que cela donne en langage mathématique. Ainsi de suite, jusqu’au bout de l’exercice.
  1. Une démarche auprès des professeurs

Cette démarche s’est révélée nécessaire, pour qu’ils l’interrogent personnellement en classe. Ainsi les professeurs deviendront des alliés.

R* était tenu d’informer les professeurs de son souhait de s’installer le plus près possible du premier rang afin de favoriser une écoute attentive. Globalement, il est préférable qu’il soit le plus près possible de la personne qui parle.

Des difficultés surgissent, souvent, dans un groupe qui est généralement un milieu bruyant. Quand plusieurs personnes parlent en même temps, sa compréhension est en péril. J’insistais, toutefois, pour qu’il participe un maximum aux échanges et débats en classe.

Pour la gestion de ses notes, le l’ai invité à établir des points de repère visuels dans ses cours (utilisation d’une couleur, toujours la mêmes dans les titres et une autre couleur toujours la même pour les sous-titres, …) en vue de décoder aisément la structure du cours. Ainsi, il peut tirer profit de ses forces de concentration et lui fournir les associations auditivo-visuelles nécessaires à l’apprentissage de nouveaux concepts et de se familiariser au langage. Il s’en est montré capable.

  1. Les personnes souffrant de problèmes d’audition centrale, ont du mal à lire et à écrire.

Il a été  capable de lever ces obstacles :

  • par une relecture à haute voix de tout travail écrit, pour vérifier sa compréhension et les erreurs d’orthographe et de respects des consignes.
  • Il n’aime pas lire à haute voix, mais il est parvenu à développer son empan de lectures qui lui permet de lire une phrase avec fluidité. Il n’aime pas lire mais à voix haute il y parvient très bien.

La pratique du questionnement du cours à haute voix (qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ?) est également favorable parce qu’il permet d’isoler les actions à retenir en éliminant les informations distrayante par rapport à l’essentiel. Je lui demandais systématiquement de répéter, de paraphraser ce qu’il  venait de lire, pour favoriser sa compréhension.

Il a progressé notamment en réalisant le travail au moment où il le recevait. La procrastination a régressé.  Mais le réveil fut tardif. A-t-il poursuivi ce que nous avions mis en place ? Quand je le contacte aujourd’hui il ne répond plus.

Va de l’avant R*, ta vie t’appartient !

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