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A propos de l’hyper-parentalité …

A propos de l’hyper-parentalité

 

 

L’hyper-parentalité, c’est la bonne parentalité tombée dans l’excès, déclare Carl Honoré dans son dernier livre, Manifeste pour une enfance heureuse.

L’inscription dans les meilleures écoles, la tendance à surcharger d’activités, la tentation de transformer nos enfants en petits génies est grande et dangereuse. C’est le phénomène qu’analyse Carl Honoré dans ce livre.

Certains parents surinvestissent la vie de leurs enfants. Nous sommes comme aveuglés par cet esprit de performance environnant, animés par le désir d’offrir les meilleures chances possibles à notre progéniture. Souvent, nous sommes angoissés, note Myriam Jézéquel, auteur du livre Ces enfants déstabilisés par l’hyper-parentalité, par l’abondance d’informations, souvent contradictoires sur la manière d’élever un enfant. Nous risquons de tomber dans l’excès.

Nous devenons des parents extrêmes. Nous voulons tellement le bien de nos enfants que nous tombons dans l’anxiété, nous tolérons mal les erreurs et voulons réussir à tout prix notre rôle de parents.

Nous ne pouvons tenir nos enfants à l’abri de tous les dangers. Ce n’est pas en faisant les choses à leur place par peur qu’ils ne ratent des chances de réussite, en surveillant leur parcours scolaire, en multipliant les cours de renforcement, en renforçant les activités parascolaires, en contrôlant leurs amitiés, en mesurant leur développement et en le comparant à d’autres enfants.

Il faut permettre que nos enfants acquièrent leur autonomie.

Carl Honoré raconte que lors d’une réunion parents-élèves, il a été complimenté par le professeur de dessin sur le travail de son fils de 7 ans. Il a réagi comme tout papa en de telles circonstances, il s’est pris à rêver et rougit de plaisir : « Mon fils est doué! »- avant d’imaginer pour celui-ci, qui n’en demande pas tant, un destin à la Picasso. Mon fils a réagi : « Mais, papa, je veux juste dessiner. Pourquoi les adultes doivent-ils toujours tout contrôler? »  m’a-t-il lancé en rentrant de l’école … ». Honoré conclut : Oui, pourquoi vouloir prendre en otage ces années d’insouciance si déterminantes pour l’épanouissement des petits?

Les intentions sont nobles. Donner le meilleur à nos enfants. Puis ça peut basculer dans la névrose. Une surprotection pour le meilleur qui aboutit selon le cas à une surcharge de l’emploi du temps des enfants. Ils n’ont plus d’espace pour rêver, jouer. A une volonté de n’acheter pour nos bambins que du meilleur et du sophistiqué. Empêchement de jouer aux billes, de grimper aux arbres, d’utiliser des ciseaux de peur qu’ils ne se blessent, …

Répondant à la journaliste Géraldine Catalano,  Carl Honoré dit : « On agit comme si l’enfance était trop précieuse pour la laisser aux mains des enfants. C’est une erreur. »

Dans notre prochain article, nous verrons des pistes favorisant la sérénité dans l’exercice de notre parentalité.

Le livre auquel il est fait référence dans l’article vous permettra de compléter le propos : Carl Honoré, Laisser les enfants tranquilles ! , Marabout.

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