Je procrastine, tu procrastines, il ou elle procrastine, … 2

Je procrastine, tu procrastines, il ou elle procrastine, … 2

 

 

Toujours remettre au lendemain. Je passe beaucoup de temps à des activités inutiles. Ces activités inutiles ont la fonction de me libérer du sentiment d’obligation. Je culpabilise. Mais c’est plus fort que moi.

Je ne suis pas obligé de procrastiner

C’est loin d’être inéluctable. Le pouvoir du subconscient me permet de reprogrammer ce qui me dérange dans les perceptions de ma vie et de m’en libérer.

Je suis capable du meilleur

Je le sais bien,  mais quand je suis obligé de faire quelque chose, je ressens une frustration constante qui me pousse à agir par devoir. Ce que je fais par obligation conduit à me priver de liberté. Alors, pour retrouver de la liberté intérieure, je me réfugie dans des activités inutiles ou non urgentes. En même temps je m’angoisse et me culpabilise, si bien que je ne ressens même aucun plaisir à pratiquer mes loisirs parce que mon travail n’avance pas.

Au fond, qu’est-ce que ça signifie être libre ?

La liberté n’est pas faire ce que j’ai envie, mais bien faire ce que je veux. Du verbe vouloir ! Je peux reprogrammer, non pas la manière dont je travaille, mais la manière dont je dialogue avec moi. C’est le point de départ pour me reprendre en main.

Mais qu’est-ce que je veux ?

Première étape :

–      je guette la manière dont je me parle intérieurement. Je recense toutes les fois où je me fixe des obligations à contrecœur : Il faut que je fasse … Il faut que je le fasse rapidement… Je dois … je devrais …

–      On doit peu de chose, mais je peux ou non !

Deuxième étape :

–      je choisis de faire ou non. C’est ma liberté de choisir : oui ou non.

–      Chaque fois que je suis confronté à l’une des affirmations guettées dans mon dialogue intérieur, je reprends le contrôle en choisissant de faire ce qui m’attend ou en choisissant de ne pas le faire. Je prends une décision personnelle. Ce n’est plus une obligation extérieure.

Exemple :

J’ai un contrôle à préparer ou un dossier à terminer. Je devrais le préparer ou le terminer maintenant, j’ai du temps devant moi. Je n’arrête pas de me le répéter en boucle.

–      Je choisis de m’y mettre. Je prends l’engagement de transformer cette voix intérieure qui me sermonne en je choisis de le faire, je m’engage à y  travailler 1h maintenant et 1 heure ce soir après le repas. L’après-midi je sors ou je vais sur l’ordi pour me détendre.

–      Je choisis de ne pas faire ce rapport ou de ne pas préparer le contrôle. J’ai mesuré les conséquences et je les accepte, j’en subirai les conséquences.

Je retrouverai ainsi ma capacité de choisir et donc un peu de ma liberté. Cela réduira mon sentiment de culpabilité quand j’aurai choisi une activité en connaissance de cause.

Troisième étape :

–      je m’engage avec moi-même de manière réaliste.  Ce n’est plus le prof ou le patron qui attend des résultats, c’est moi-même qui ai choisi. Je suis capable de tenir mes promesses. Je suis fiable ou, en tout cas, j’ai l’intention de le devenir.

Je commence par m’engager à sortir des sables mouvants de mon quotidien comme si je montais un escalier marche après marche.

Pas trop d’un coup. Je m’engage à reprogrammer systématiquement :

–      les « Je dois faire »,  les « Je  devrais faire », les « Il faut absolument que .. »

Et à les remplacer par :

–      « Je choisis de préparer le contrôle de …  pendant la journée d’aujourd’hui. »

–      « Je peux terminer le rapport ou ne pas le terminer. »

Escalier par escalier, marche après marche, je réalise la préparation du contrôle de math. Je teste ce choix et le mène à son terme pendant une journée de 24 heures.

Quand c’est fini, je gravis la marche supérieure. Je m’engage à terminer la préparation du contrôle d’ici la fin de la journée.

Je n’ai pas fini de me surprendre !

Je découvrirai que je suis capable de faire reculer mon habitude de procrastination en choisissant librement de faire en modifiant simplement la question de départ. Je ne dois pas, mais je peux.

Je vous invite à tester ces différentes étapes. Rapidement, en connaissance de cause, le sentiment de culpabilisation fera place au sentiment de joie.  Le plaisir. De découvrir le bonheur d’avoir franchi une difficulté.

L’article suivant explorera les pistes pour se récompenser d’avoir été au bout de ce que je veux.